Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 19:47
Je suis née en 1959 à PORCELETTE que je n'ai jamais quitté. Cela fait donc 50 ans que je vis ici. J'habite avec ma famille au 8 rue de Boucheporn, soit juste à côté de l'église. Nous sommes par conséquent, habitués à toutes sortes de nuisances sonores : circulation importante, arrêts et démarrages fréquents liés aux feux tricolores, soirées animées lors de diverses fêtes (de la musiques, bals, mariages...) du fait de la proximié des salles "ste Barbe" et polyvalente et surtout les cloches qui sonnent sans relâche de 8 heures du matin à 20 heures le soir (il me semble , c'est vous dire à quel point j'y suis habituée !). Vous comprendrez donc aisément que nous ne sommes pas particlièrement sensibles au bruit.

La place de l'église ou plutôt le monument aux morts a toujours attiré les jeunes. Sa configuration a permis toutes sortes de transactionset de réunions d'avoir lieu à l'abri des regards. Jusqu'à il y a 4 ans, nous avons toujours réussi à gérer les problèmes. Il est vrai qu'au beau milieu de la nuit, quand tout est calme les rires et les discussions résonnent. A chaque fois que nous sommes sortis pour demander de baisser le ton, on nous a le plus souvent présenté des excuses. La discussion a toujours été possible et les problèmes toujours résolus.

Ces dernières années, la discussion n'a plus été de mise ! De simples réunions nous sommes passés à des bruits de plus en plus persistants. En plus de la musique, les cris sont exarcerbés par l'alcool (entre autres !). Après plusieurs tentatives d'interventions, nous avons été pris pour cible : jet de pierres, de bouteilles en verre qui occasionnent diverses dégradatons. Nous sommes affublés de toutes sortes de noms d'oiseaux. Attentats à la pudeur : présentation de son arrière train ; uriner en nous narguant quand nous sommes sur la terrasse ...

Nous avons deux garages qui donnent sur la place de la mairie réservés aux voitures de ma mère (81 ans) et de ma fille (26 ans). Si elles rentrent après 21 heures, elles ne peuvent plus se risquer à rentrer les voitures. Ma mère se fait régulièrement intimider quand elle se promène sur la place.

Avez-vous déjà entendu parler d'un supplice qui consiste à empêcher les gens de dormir ? et bien nous nous le vivons !
En début de soirée, c'est le concert des klaxons pour se saluer, c'est à qui a la meilleure sono et ce jusqu'à ce qu'il soit tous là. Ensuite quelques heures de répit, jusqu'à la fermeture des bars, boîtes ou la fin des fêtes du WE. Puis c'est le retour, plus excités que jamais par l'alcool. Et les nuits ne se terminent que vers 5 ou 6 heures

Il y a 3 ans, nous avons appelé plusieurs fois la gendarmerie qui nous disait ne rien pouvoir faire du fait qu'il s'agissait d'un lieu public et que le problème était du ressort de la mairie. Le maire, quant à lui, disait que c'était du ressort de la gendarmrie ! L'histoire sans fin...

 Et une nuit, exaspérés, mon mari, mon fils et moi-même sommes allés les voir pour les intimer de stopper ces incessantes provocations. Evidemment, nous n'étions que 3 et ils se sont sentis invincibles par leur nombre et par l'alcool. Après, m'avoir jetée au sol, ils ont passé mon fils à tabac. Mon mari a juste eu le temps d'en gifler un avant qu'ils ne se ruent sur lui. Je m'adresse à toutes les mères qui peut-être me liront : pouvez-vous imaginer ce que j'ai ressenti lorsque que j'ai vu mons fils couché à terre recroquevillé sur lui-même à côté d'un bac en pierre ? j'étais paralysée par l'horreur jusqu'à ce qu'il se relève. Ma peur s'est tranformée en rage et en haine lorsque j'ai vu qu'ils immobilisaient ma mari à plusieurs pendant qu'un autre le frappait au ventre. En quelques fractions de secondes, je me suis dit que j'allais le prendre par derrière et lui crever les yeux. Je remercie la dame qui par son intervention de son balcon les a fait fuire. Pendant ce temps, ma fille totalement affolée et désemparée de ne pouvoir nous venir en aide a appelé les gendarmes qui lui ont répondu qu'on avait qu'à régler nos comptes nous mêmes ! Finalement, les gendarmes sont arrivés et ont réussi après enquête à en identifier 2. Nous avons portés plainte pour coups et blessures et un gendarme a porté plainte pour outrage.

Un an après, l'affaire a été jugée. 5 ans de mise à l'épreuve, prison avec sursis, interdiction de nous approcher et de se réunir sur aucune des places. L'été qui a suivi a été calme. Il y a quelques mois, les festivités ont recommencé ! Les provocations et les dégradations ne font qu'empirer. Mon fils rentre de moins en moins souvent. La semaine, il est à Paris pour ses études et le WE, il reste chez son amie à Metz parce qu'il ne peut pas dormir sereinement ici. Ma fille se plaint égulièrement de ne pas pouvoir dormir. Je ne peux pas admettre ne plus pouvoir assurer la sécurité de mes propres enfants chez soi !

Nous sommes retournés voir M. le Maire (qui a changé depuis) qui nous a promis de tout mettre en oeuvre pour améliorer la situation. On se moque souvent de ma naiveté et de mon angélisme, mais ils me permettent d'y croire !
je vais donc faire confiance, une fois de plus.

On nous répète souvent qu'en tant que citoyen nous n'avons pas que des droits mais également des devoirs. J'ai toujours honoré tous mes devoirs de citoyenne, j'estime donc justifié le fait que je demande à ce qu'on respecte mes droits.

On parle souvent de profanation de cimetières, que pensez-vous de notre monument aux morts (voir photos) ? N'est-il pas digne de respect ? Est-il normal qu'on accepte qu'il soit souillé en permanence ?

Pour finir, je voudrais juste dire à tous ceux qui voudront bien m'entendre qu'en aucun cas je ne me laisserais intimider par QUI QUE CE SOIT !

Christine GUFFANTI
christine.guffanti@laposte.net






























 
Par FamGuf
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